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Le guide complet du désir féminin

Dernière mise à jour : il y a 1 heure





désir féminin et sensualité

Désir sexuel féminin : pourquoi il s’éteint, comment il renaît

 

Comprendre le désir sexuel féminin, les raisons de sa baisse et comment le réveiller avec douceur, sécurité et conscience, à tout âge.


1. Qu’est-ce que le désir ?

2. Pourquoi est-il parfois bloqué ?

3. Comment le réveiller ?



✧ Introduction

Le désir féminin intrigue, questionne, se cherche, s’éteint parfois, et renaît ailleurs, à d’autres moments de la vie.

Il n’est ni figé ni mécanique. Il est mouvant, cyclique, vivant.

Le désir n’est pas seulement sexuel — il est énergie de vie, souffle, mouvement, élan intérieur.


On parle ici du désir sexuel féminin : celui qui concerne l’élan intime, la libido féminine, la sexualité, mais aussi la relation au corps et à soi.


Cet article t’invite à comprendre comment fonctionne le désir féminin, pourquoi il peut se retirer, et comment le réveiller.

Car le désir s’apprend, se cultive et se nourrit.



1.      Qu’est-ce que le désir féminin ?

Le désir sexuel féminin n’est ni une mécanique ni une obligation.

Il est une énergie vivante, subtile, profondément liée au corps, aux émotions et au sentiment de sécurité intérieure.

Le comprendre, c’est déjà commencer à le réhabiliter.


Le désir, c’est d’abord une énergie vitale — ce souffle intérieur qui nous met en mouvement.

Avant d’être sexuel, il est pulsion de vie, élan vers la relation, vers la création, vers le plaisir d’exister.

Cette énergie s’appelle Éros, par opposition à Thanatos, l’énergie de mort, d’immobilité et d’ennui.

Quand Éros circule, tout s’anime : nos sens, notre peau, notre regard, notre imagination.

Quand il s’éteint, c’est souvent tout notre être qui peut se figer.


Dans mon cabinet, cela se traduit souvent par des femmes qui disent ne plus rien ressentir, ni envie, ni élan, ni curiosité pour leur intimité.


Le désir féminin est subtil, multiple, et profondément lié au corps.

Il ne répond pas à la performance ni à la rapidité, mais à la présence.


Il naît de la sécurité intérieure, du sentiment d’être en lien, d’être vue, respectée, aimée.

C’est une énergie qui demande du temps, du contact et de la tendresse.


Et contrairement à ce que l’on croit, il peut s’apprendre, se développer, se renforcer — même après des années de sommeil.


Aujourd’hui, les femmes ont la possibilité d’apprendre à cultiver leur désir et leur plaisir, comme une ressource intérieure, une voie d’épanouissement personnel et sensuel.


2.      Pourquoi le désir peut-il s’éteindre ?

Beaucoup de femmes ne perdent pas leur désir par hasard.

Fatigue, maternité, ménopause, blessures du passé, image corporelle, conditionnements culturels ou relationnels peuvent, peu à peu, éteindre cette flamme intérieure.

Mettre des mots sur ces mécanismes permet de sortir de la culpabilité et d’ouvrir un chemin de réparation.

 

Dans mes accompagnements, je rencontre beaucoup de femmes — célibataires ou en couple — qui se disent coupées de leur désir.

Certaines ont eu des enfants, d’autres approchent ou traversent la ménopause.

Elles décrivent souvent un même ressenti : “je n’ai plus envie”.


Parfois, ce sont des années de fatigue, de sursollicitassions, de stress ou de charge mentale qui ont épuisé le feu intérieur.

D’autres fois, ce sont les blessures du passé — honte, abus, éducation rigide — qui ont refermé la porte de l’élan. Et parfois aussi, une image corporelle dégradée , un corps que l'on n'aime plus car il vieillit ou car il a été endommagé par des grossesses ou des accouchements douloureux.


Et souvent, sans même s’en rendre compte, la femme a éteint elle-même son désir : par peur d’être “trop”, de déranger un partenaire peu demandeur, ou par peur du rejet ou du jugement.

Elle s’est coupée de sa puissance désirante pour correspondre à ce qu’on attend d’elle.


Dans notre culture, la femme a longtemps été perçue comme un objet de plaisir, celle qui donne du plaisir à l’homme, mais à qui on n’a pas appris à être désirante.

Être une femme de désir, une femme ardente, reste encore tabou.


Alors, beaucoup ont appris à étouffer cette flamme, à la rendre acceptable, à la dissimuler sous la raison, le contrôle ou la bienséance.


Cette part patriarcale intérieure, héritée de générations de conditionnements, continue parfois à parler en nous :

“Ce n’est pas bien d’avoir envie.”

“Ce n’est pas une femme sérieuse, celle qui désire trop.”


Et sans le vouloir, cette part vient éteindre la voix d’Éros — cette part vivante, libre, vibrante de nous-mêmes.

Elle agit souvent de manière inconsciente, comme une loyauté silencieuse à des normes anciennes.

 

✧ Les causes les plus fréquentes du désir éteint :

❋ La fatigue et la charge mentale : quand le corps est épuisé, il n’a plus d’énergie disponible pour le plaisir.

❋ Les blessures du passé : honte, abus, traumas médicaux, tabous religieux, culpabilité, éducation rigide...

❋ Le déséquilibre hormonal : ménopause, post-partum, ou certaines périodes du cycle.

❋ Le stress, l’anxiété, la suractivité mentale : le cerveau en surcharge déconnecte le corps.

❋ Les tensions dans le couple : reproches, rancunes, manque de communication ou de bienveillance.

❋ Le manque de lien au corps : trop de mental qui ne laisse pas de place aux sensations corporelles

❋ L’absence de sécurité intérieure : quand on ne se sent pas respectée, désirée ou accueillie

❋ L’image corporelle : un regard qui manque de bienveillance ou trop exigeant sur son corps.


Certaines femmes accèdent encore au plaisir — mais sans désir véritable.

Elles peuvent jouir, mais sans élan, sans appel du corps.

Elles en souffrent.

Et souvent, leur partenaire finit par se sentir rejeté ou désaimé, pensant que quelque chose chez elle dysfonctionne.

Le désir, lui, n’est pas une obligation. Il ne se commande pas.

Mais il se cultive, il se réveille — dès qu’on recrée les conditions de sa sécurité, de son espace et de sa liberté intérieure.


3.      Comment réveiller le désir ?

Réveiller le désir ne consiste pas à se forcer à avoir envie.

Il s’agit plutôt de créer les conditions favorables pour que l’élan revienne naturellement : du temps, de la lenteur, de la sécurité, de la présence au corps et à soi.

Le désir renaît quand on cesse de le contraindre.


Réveiller le désir, ce n’est pas “retrouver une libido” : c’est rallumer la flamme de vie qui sommeille à l’intérieur.

Ce feu ne se commande pas.

Il se nourrit de temps, de lenteur et d’attention.

Quand une femme court sans cesse — entre le travail, les enfants, la maison, les autres —, il devient presque impossible que le désir trouve un espace pour respirer.

Le désir a besoin de vide, de silence, de disponibilité intérieure.


Pour qu’il revienne, il est nécessaire de s’accorder du temps.

Des moments pour soi, sans attente, sans objectif, où l’on peut simplement être.

Une balade seule, un bain chaud, un instant dans la nature, un réveil sans précipitation. Se donner l'autorisation de paresser.

Ces petits espaces de lenteur sont essentiels : c’est dans ces parenthèses que le corps recommence à se détendre, à écouter, à vouloir.


Voici les principales pistes que je recommande :


✧ Revenir au corps

Le premier pas, c’est de redescendre dans son corps.

Les femmes me disent souvent : « Je vis beaucoup dans ma tête. » Et c’est vrai : on pense, on planifie, on contrôle Mais le désir ne vit pas dans la tête ; il vit dans la chair, dans le souffle, dans la peau.


Revenir au corps, c’est accepter de sentir à nouveau.

Sans objectif.

Juste respirer profondément, bouger lentement, s'auto-masser, marcher en conscience, sentir sa peau, son ventre, son bassin.

C’est réhabiter chaque partie de soi.

Carlotta Munier* le dit magnifiquement : « La sexualité n’est pas naturelle, elle s’apprend. »

Et j’ajouterais : elle se réapprend, à travers des gestes simples, répétés, tendres.

Plus le corps se détend, plus l’énergie circule.

Et plus cette énergie circule, plus le désir peut renaître.


✧ Réveiller la sensualité par les sens

La sensualité, c’est la porte d’entrée d’Éros.

Elle s’éveille à travers nos cinq sens : le toucher, le goût, l’odorat, la vue et l’ouïe.

C’est un art de ralentir et d’habiter chaque instant.

Tout cela nourrit le plaisir de la sensualité et réveille le désir.

La sensualité est une forme de méditation vivante.

C’est elle qui rallume la flamme d’Éros, bien avant la sexualité.


✧ Retrouver la curiosité et le mystère

Dans le couple, le désir s’éteint dans la routine et la sursécurisation.

Mais il renaît dans la curiosité, dans l’inattendu, dans l’émerveillement.


Pas forcément dans le grand bouleversement — parfois dans un détail : un regard, un mot, une musique, une lumière différente dans la pièce.


Pour retrouver du désir dans le couple, il s’agit souvent de se surprendre.

Changer de lieu, oser une soirée différente, porter des habits nouveaux, danser à deux, préparer un repas inédit…

Se surprendre, c’est la base.


Une autre chose est de créer l’attente : apprendre à se désynchroniser un peu, à se laisser de l’espace.

S’octroyer des moments chacun de son côté — seule, ou avec des amis — permet de recréer l’étincelle du manque.

Car le désir se nourrit de ce léger écart, de cette tension douce entre distance et retrouvailles.

Et quand on se retrouve… c’est le feu de joie.


Et puis, il y a aussi la bienveillance mutuelle, la tendresse, la gentillesse du quotidien.

Les petits mots doux, les gestes simples, les attentions sincères.


Parce que le désir ne peut pas fleurir dans la tension ou le reproche.

Il a besoin d’un climat d’amour, de respect et de douceur pour s’épanouir.

Le cœur a besoin de se sentir en sécurité pour que le corps puisse s’ouvrir.


Quand on est seule, cette curiosité peut se tourner vers soi : danser, créer, explorer ses sens, s’offrir quelque chose qui éveille la sensualité.

On peut aussi se faire de beaux cadeaux, dresser une jolie table pour soi, s’offrir des fleurs, une coupe de vin, un parfum, un vêtement qui fait du bien...

Le désir aime quand la vie circule, quand on se laisse surprendre, même par soi-même.

Se surprendre soi-même, c’est aussi revitaliser l’amour de soi.


✧ Réconcilier cœur, corps et regard sur soi

Réveiller le désir, c’est aussi se réconcilier avec son image corporelle.

Le corps n’a pas besoin d’être parfait — il a besoin d’être aimé.


Beaucoup de femmes se jugent encore à travers le regard des autres, ou se comparent à des modèles irréels.


Mais le corps n’a pas à être corrigé, il a besoin d’être accueilli.

Le désir ne fleurit pas dans le contrôle, il s’épanouit dans la tendresse.

Se regarder avec douceur, poser une main sur son ventre, remercier son corps pour tout ce qu’il a traversé : voilà comment on commence à rallumer la flamme.


Se donner du temps pour soi, c’est aussi cela : se regarder avec bienveillance, cesser de se fuir, et oser se retrouver.


✧ S’autoriser à être désirante

Pendant longtemps, la femme a été vue comme un être désiré, pas désirant.

Réveiller le désir, c’est oser redevenir cette femme vivante, vibrante, traversée par l’élan d’Éros.

Le désir, c’est la vie qui circule.

C’est la vibration qui pulse.

On peut ressentir du désir pour un regard croisé, pour un inconnu dans la rue, pour une femme aussi, pour une présence qui touche notre cœur — sans que cela implique un passage à l’acte.

Il s’agit simplement d’accueillir cette énergie : elle dit « je suis en vie ».

Accepter ces élans sans honte, sans jugement, c’est déjà renouer avec soi.

C’est reconnaître la beauté de ce mouvement intérieur, sans chercher à le contrôler.


Le désir n’a pas de morale… il flirte avec les fantasmes.

S’autoriser à rêver, à imaginer, à nourrir son monde intérieur, c’est une manière d’entretenir la flamme.

Les fantasmes ne disent pas qui nous sommes, ils traduisent nos désirs, nos curiosités, notre élan de vie.

Le cerveau est notre première zone érogène : il a besoin, lui aussi, d’être stimulé. Non par des images toutes faites, mais par l’imaginaire, la lecture, la poésie, la fantaisie érotique.


✧ Le désir se cultive

Le désir est un jardin. Il a besoin de soin, de présence et de gestes simples. Un bain chaud, un automassage, une respiration consciente, une marche dans la nature, une musique qu’on aime, une danse : ces moments nourrissent le feu intérieur.

Marcher pieds nus dans l'herbe, avec une jupe longue, sans dessous.

Plus on prend soin de son corps, plus on réapprend à sentir. Et plus on sent, plus on désire. C’est un cercle vertueux, doux et progressif.

Le désir ne se commande pas, mais il se cultive. Chaque geste tendre envers soi est une graine semée.


✧ Retrouver la sécurité intérieure

Le désir a besoin de se sentir en sécurité.

Quand le corps se sent respecté, écouté, il s’ouvre naturellement.

Mais quand il se sent pressé, observé ou jugé, il se referme.

C’est pourquoi les pratiques corporelles douces — respiration, automassages, œuf de Yoni, guidances sensorielles — sont de véritables chemins d’ouverture.

Elles invitent à se poser, et à la vie de recommencer à circuler.

Elles réinstallent cette présence à soi, ce sentiment d’habiter pleinement son corps, condition essentielle pour que le désir refleurisse.


C’est tout le sens de mes accompagnements intimes : guider les femmes à revenir à leur bassin, à leur souffle, à leur sensualité naturelle.

À transformer la fatigue, la honte ou la peur en élans de vie.

 

✧ Conclusion : 

Le désir peut revenir et s’épanouir dans certaines conditions : du temps, du repos, de la sécurité, de la douceur, de la tendresse, de la curiosité, de surprise, pourquoi pas d’un peu d’audace… et surtout d’une vraie attention à soi.


Quand ces éléments se remettent doucement en place, le corps s’ouvre, l’énergie circule, et l’élan peut réapparaître — parfois plus calmement, parfois plus vivement, mais toujours de manière juste.


Le désir n’est pas une performance : c’est un chemin, fait de petits gestes, de lenteur, d’écoute et de présence.

Et ce chemin est accessible à toutes les femmes.


🌙Pour aller plus loin

Réveiller le désir, c’est un chemin vers soi.

C’est un apprentissage, et parfois, cela peut demander à être accompagnée.

C’est ce que j’offre à travers :

  • mes coaching intimes individuels et personnalisés

  • et mon programme des 3 guidances à l’œuf de Yoni.

    J'offre un cadre sécurisant, respectueux, pour redonner au corps la place qu’il mérite. Celle d’un allié vivant, sensible et vibrant.


🌙 Le désir n’est pas un luxe, c’est une respiration essentielle.

Quand on s’accorde du temps, quand on s’écoute, la vie recommence à circuler… et la flamme du désir se rallume d’elle-même.

Si tu sens que certaines lignes ont résonné pour toi, tu peux poursuivre ce chemin en téléchargeant mon mini-quiz : une manière simple et délicate d’identifier ce qui, aujourd’hui, nourrit ou freine ton désir.


Un moment pour toi. Pour sentir. Pour t’écouter.


Tu peux aussi visiter :

Chaleureusement,

Evelyne Roussillon

Sexothérapeute, sophrologue, thérapeute de couple, coach intime & auteure


*Carlotta Munier - "Sexualité féminine : vers une sexualité épanouie"- Editions Le Souffle d'Or.

 
 

A propos de moi

Au-delà des couples, j'accompagne les femmes à travers un chemin d’ouverture intime, sensible et puissant.

Spécialisée dans l’éveil de la sensualité profonde et la reconnexion au bassin, je propose un accompagnement personnalisé basé sur “Les 3 clés de la transformation”, destiné aux femmes ayant déjà entamé un travail intérieur et prêtes à franchir une nouvelle porte.
Mon approche holistique et intégrée combine le corporel, l’émotionnel, le mental, l’énergétique et le spirituel.

À travers mon regard et ma guidance, chaque femme est invitée à habiter son corps autrement, à se reconnecter à sa puissance douce et à sa vérité vibrante.

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Evelyne Roussillon
Sexologue/ Thérapeute de couple / Sophrologue / Auteure / Accompagnement de femmes. En savoir plus sur Évelyne
1A, Rue de la Charité • 05000
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Demande de rendez-vous  au 06 811 026 91

ou sur la page contact.

Membre adhérente à la Fédération Professionnelle de la Pluralité
des Psychothérapies (FPPP)

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Crédit photos avec Evelyne Roussillon  : Maude Roudier 

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