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Je ne me sens pas désirable

  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture

Quand l'image corporelle impacte le désir féminin.
Quand l'image corporelle impacte le désir féminin

Introduction

“Je ne sais pas comment il peut désirer mon corps.”

C’est une phrase que j’entends très souvent en consultation.

Parfois pour quelques kilos en plus.

Parfois après une grossesse ou parce que les années passent.

Parfois simplement parce que le regard sur soi a changé.

Beaucoup de femmes font le lien entre image corporelle et manque de désir, sans toujours comprendre ce qui se joue réellement.

Et pourtant, derrière cette question, ce n’est pas seulement l’image du corps qui est en jeu.

C’est le lien à soi, au corps… et au désir.

C'est ce que je vous propose d'approfondir dans l'article qui suit.


Image corporelle et complexes : quand le désir est impacté

Avec le temps, un regard critique peut s’installer sur son propre corps.

À travers les remarques entendues, les images auxquelles on se compare, ou les attentes autour du corps féminin.

Petit à petit, des complexes apparaissent.

Ils peuvent prendre beaucoup de place, même quand le corps n’a objectivement pas tant changé...


Les complexes ne viennent pas de nulle part.

Ils se construisent, et finissent par influencer profondément la manière dont une femme se perçoit et se vit.

Quand le corps devient un problème, certaines femmes se retirent.

Par exemple, elles évitent de se montrer nues, se cachent, se coupent du regard de l’autre.

D’autres font l’inverse, elles se critiquent ouvertement :

  • “Regarde ma cellulite.”

  • “Je suis horrible.”

  • “Je ne comprends pas que tu puisses me désirer.”


Ce qui est frappant, c’est que bien souvent, leur partenaire n’avait pas ce regard.

Il ne focalisait pas sur ces détails, il ne comparait pas.

Mais à force de se cacher, ou de se dévaloriser, quelque chose se modifie.

Le corps devient un sujet de gêne et la distance s’installe.


Ce n’est pas le corps qui coupe le désir.

C’est la relation que l’on entretient avec lui.

Quand c'est une relation de rejet, de critique, ou une forme de déconnexion, le corps se met en tension.

Il se ferme, se retire.

Et avec lui, la capacité à ressentir diminue.


Le rôle du regard intérieur

Souvent, ce qui est à l’œuvre est discret mais puissant.

Un regard intérieur exigeant, qui compare, qui juge, qui exige que le corps soit différent.

Ce regard crée de la contraction, et éloigne du ressenti.

Il éloigne de la présence et du désir.


À l’inverse, quand ce regard s’apaise, devient bienveillant, le corps peut commencer à se relâcher.

Et avec ce relâchement, quelque chose peut être accueilli et s’ouvrir et : le changement et la peur de ne plus être désirable.


À cela s’ajoute souvent une autre peur.

Celle de voir son corps évoluer, vieillir, se transformer.

Perdre certaines formes, en voir apparaître d’autres.

Aussi, une question revient souvent :

“Est-ce que je vais encore être désirable ?”


Ce que j’observe pourtant, ce n’est pas tant le corps qui pose problème…

Mais le regard qui se durcit à son égard.


Un corps peut évoluer, s’arrondir, vieillir…

Et rester un lieu de sensations, de plaisir, de présence.


La sexualité, une relation à soi

La sexualité est souvent réduite aux sexes.

Pourtant, elle va bien au-delà.

La sexualité est aussi une manière de se rencontrer soi-même.

Une manière de sentir son corps, de l’habiter, de se relier à ses sensations, de se sentir libre.

Elle vient révéler la qualité du lien que l’on entretient avec soi.


Revenir à soi : un basculement essentiel

Petit à petit, il ne s’agit pas seulement de changer de regard sur son corps.

Il s’agit aussi de déplacer son attention.

Passer de “comment je suis vue ?”,“est-ce que je plais ?” à :

“qu’est-ce que je ressens ?”,“qu’est-ce qui est juste pour moi ?”.


C’est là que quelque chose commence à changer.

Quand une femme revient à elle, à ses sensations, à ses émotions, à ses limites, à ses envies.

Le corps se détend.

Et le désir peut réapparaître.


Redonner de la place au corps :

Souvent, le corps a été mis de côté, contrôlé, régulé.

Parfois même ignoré.

Comme s’il devait se taire, s’adapter, ou fonctionner “comme il faut”.


Et pourtant, le corps a son propre langage.

Quand on lui laisse un peu plus de place, quand on cesse de vouloir diriger, il peut recommencer à s’exprimer.

Par les sensations, par les émotions, par les limites aussi.

Ce sont de véritables repères.

Une manière de sentir ce qui est juste, ce qui ne l’est pas, ce qui appelle, ce qui ferme.

Une forme de boussole intérieure.

Et c’est dans cet espace-là que le désir peut revenir.


Conclusion

Le désir ne disparaît pas sans raison.

Il est profondément lié à la manière dont une femme est en lien avec son corps.

Ce n’est pas une question de poids, de forme ou d’âge.

C’est une question de relation.

Et cette relation peut évoluer.


Si ce que tu lis ici résonne pour toi,

c’est peut-être que ton corps a besoin d’être rencontré autrement.

Je propose un accompagnement individuel pour explorer ces questions, à ton rythme, dans une approche corporelle et concrète.


Evelyne Roussillon

Psychopraticienne,

Sophrologue Certifiée RNCP, Sexothérapie, Thérapeute de couple, Coach intime, Auteure.

06 811 026 91


 
 

Evelyne Roussillon

Sexothérapeute, thérapeute de couple et sophrologue, j'accompagne les femmes et les couples à retrouver plus de clarté, de présence au corps et de fluidité dans leur intimité.

Découvrir mes accompagnements : www.sophrologie-gap.fr

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Evelyne Roussillon
Sexologue/ Thérapeute de couple / Sophrologue / Auteure / Accompagnement intime féminin . En savoir plus sur Évelyne
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Crédit photos avec Evelyne Roussillon  : Maude Roudier 

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